Angelo BRANDUARDI

Le Cerisier

Paroles: Étienne Roda-Gil. Musique: Angelo BRANDUARDI d’après une ballade gaélique médiévale. Interprète: Angelo BRANDUARDI. Album: La Demoiselle, 1979.

J’étais vieux et sans force pour la prendre avec moi,
Et tous les jardiniers, comprendront avec moi,
Qu’à la dernière fleur, on ne renonce pas.

J’étais vieux et sans force, je l’ai prise avec moi,
Et tous les jardiniers, comprendront avec moi,
Qu’on ne renonce pas quand l’hiver est déjà là.

Elle était la plus belle de la Terre et des bois,
Et entre les cerises, mont coeur battait cent fois,
À la dernière fleur, on ne résiste pas.

Mon cerisier fidèle se couvrit de rameaux,
Un jour ma toute belle me réclama ses fruits:
« Il me faut quelques cerises
Car l’enfant viendra bientôt. »

Je la voyais sourire, plus belle que jamais,
Et je sentais dans nos lèvres, que la rage montait,
Demande donc des cerises, au père de ton bébé.

Silencieuse et souriante, elle me tourna le dos,
Puis marcha vers les arbres, comme on se jette à l’eau,
C’était une dernière fleur, et l’hiver venait déjà.

C’est sa branche maîtresse, que l’arbre agenouilla,
Ainsi le père avec tendresse, la mère contenta,
Ainsi le père avec tendresse, la mère contenta,…

J’étais vieux et sans force pour la prendre avec moi
Et tous les jardiniers, comprendront avec moi
Qu’à la dernière fleur, on ne renonce pas.

Naissance d’un lac

Paroles: Étienne Roda-Gil. Musique, interprète: Angelo BRANDUARDI. Album: La Demoiselle, 1979.

Près de la fontaine, un beau jour il la trouva,
Voyant de loin le jour, De la robe que le vent faisait flotter.
« Ce que tu voudras, je te le donnerai sur la Terre
Grand est mon pouvoir: ce que je veux je peux le faire. »

« Tu ne pourras pas te jouer de moi, fou
Tu ne peux pas ressembler à mon attente.
Quand il viendra, viendra mon heure d’or
Je partirai d’ici et sans un mot. »
« Tu ne crains pas de n’être pas pour moi,
Mais tu es bien trop jeune, tu le sais,
Quand tu auras comme moi vécu mille automnes
alors seulement tu comprendras. »

« Tu ne crains pas de n’être pas pour moi,
Mais tu es bien trop jeune, tu le sais,
Quand tu auras comme moi vécu mille automnes
alors seulement tu comprendras. »

« Dis-moi ton désir, et je vais l’accomplir
Tu penses encore que tu ne seras jamais à moi.
Mais je ferai de toi un arbre aux fleurs exquises,
Que je garderai, même quand il fanera. »

« Tu ne pourras pas te jouer de moi, fou
Tu ne peux pas ressembler à mon attente.
Quand il viendra, viendra mon heure d’or
Je partirai d’ici et sans un mot. »
Et cette fois enfin il se fâcha,
Et en un très grand lac il la changea,
Et du haut d’une blanche tour d’ivoire
Pour le reste des temps il l’adora.

Et cette fois enfin il se fâcha,
Et en un très grand lac il la changea,
Et du haut d’une blanche tour d’ivoire
Pour le reste des temps il l’adora.