Poèmes chinois

La gloriette aux bambous, de Wang Wei (699-761)

Seul, assis entre les bambous,
Je joue de la cithare et je siffle,
Dans la forêt, oublié des hommes.
La lune s’est approchée : clarté.

Voyage en montagne, de Tu Mu (803-852)

Sentier pierreux serpentant dans la montagne froide.
Là où s’amassent les nuages blancs, une maison…
J’arrête le carrosse et aspire la forêt d’érables au soir.
Feuilles givrées : plus rouges que les fleurs du printemps !

La joueuse de cithare, de Li Tuan (??-??)

Au fond de la chambre de jade, sons de cithare:
Mains blanches caressant chevilles aux grains d’or.
Pour attirer les regards de Chou Lang,
A dessein, elle se trompe de corde.

Temple du Sommet, de Li Po (701-762)

Temple du Sommet, la nuit:
Lever la main et caresser les étoiles.
Mais chut ! baissons la voix:
Ne réveillons pas les habitants du ciel.

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