Poèmes japonais

Bruit de l’eau chauffant pour le thé, par Gakuin Ekatsu (1366-1425)

Faible murmure, vallée lointaine avec le vent dans les pins
Vive ébullition, fleuve glacé devant la pluie du soir
Aux temples citadins, si bruyants le jour, l’esprit se grise
La claire audition n’est permise que dans la nuit profonde

Retraite en Montagne, par Tesshê Tokusai (XIVe siècle)

Pour mieux secouer la poussière d’une mondaine gloire
Le moine, vêtu de sérénité, s’assoit sur la mousse
Le Soleil touchant la fenêtre à l’Ouest, l’automne est au soir
Les feuilles, confusément, tombent jusqu’au siège de pierre

Paroles dans la montagne, par Mingji Chujun (1262-1336)

Parmi ces rocs, empreints de calme solitude
Il est un lieu pour moi, digne d’être habité

Lianes et lierre y croissent en épais lacis
Pins et bambous y vivent en intimité

Rien à mes yeux, ni la plus éclatante perle
Ni la plus pure des gemmes n’a de prix

Comme dessus l’Etang des Sept Joyaux
Un seul bouquet de lotus bleus épanouis

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